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mardi 24 février 2015

Inclassable



Norlande, Jérôme Leroy, Syros collection Rat Noir

Résumé: Clara, habitante du Norlande écrit dans un cahier qu’elle destine à sa correspondante française Émilie. Elle lui écrit de la clinique où elle réside depuis 8 mois, suite à un traumatisme. Clara était sur l’île où un homme armé a tué 69 personnes.

Ce roman se base sur l’attentat qui a eu lieu en Norvège le 22 juillet 2011, à Oslo et sur l’île d’Utoya.

Ma chronique va prendre une forme un peu différente pour ce livre. Pas de plus ni de moins, et pas d’évaluation. Je m’explique.

Quand j’ai choisi de lire ce roman, je ne savais absolument pas de quoi il parlait. La couverture m’a intéressée, et j’avais envie de lire un auteur français. Quand j’achète un livre, je m’intéresse toujours à son contenu afin de ne pas dépenser une somme sans être à peu prêt sûre qu’il me plaira. Mais quand j’emprunte un bouquin, comme c’est le cas de Norlande, j’aime ne rien savoir à l’avance pour vraiment avoir la surprise au moment de ma lecture. Et là en le lisant et en comprenant de quoi il traitait, ça a été un choc. Je ne pensais pas entrer dans un livre qui aurait un tel écho avec les récents événements en France et au Danemark. Sincèrement si je l’avais su avant, j’aurais retardé cette lecture de quelques mois.

Pour moi c’est le genre de livre, comme les témoignages, sur lequel je ne peux pas émettre un avis parce que cela va bien au-delà d’une simple histoire, il s’agit avant tout de la vie de personnes réelles . Ce qui à mon sens ne doit pas être soumis à un jugement ou un classement. Même si encore une fois il s’agit pour celui-ci d’un roman où l’événement se situe dans un lieu fictif, le Norlande, il est si proche de la réalité qu’il fait presque office de témoignage.

La seule chose que je dirais c’est que j’ai apprécié que l’auteur travaille sur cette dramatique histoire, car quand les mots sont là noir sur blanc, il est plus difficile d’oublier ce qui s’est réellement produit, et ce qui se produit encore.
Il parle aussi de cette crainte qui s’insinue, cette crainte de l’autre, de la montée nauséabonde de certains partis extrêmes. Et du rôle des réseaux sociaux dans ce processus. Bref ce blog n’a pas vocation à discuter de tout cela.
Je dirais donc pour finir que c’est un roman à lire.

2 commentaires:

  1. ce roman m’a vraiment marqué, j’ai eu du mal à rentrer dans une autre lecture après

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